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Papier peint, entre tradition et renouveau

Publié le 21 avril 2016
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Publication - Parution

De nouvelles caractéristiques, comme la fonctionnalisation et la personnalisation, participent à la relance du papier peint pourtant boudé depuis des années par les consommateurs qui le trouvent désuet.

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Apparu au XVIIe siècle en Europe, le papier peint remplace progressivement les tapisseries des habitations bourgeoises. Il est composé de feuilles mises bout à bout, imprimées en taille-douce ou à la planche de bois et qui comportent parfois également des parties peintes à la main. Certaines encres utilisées contiennent des pigments métalliques (argent, cuivre, or), ou même de la poudre de laine, ce qui génère les papiers peints en velours floqué. Produit luxueux, le papier peint se développe au cours du XVIIIe siècle pour devenir à la mode sous le règne de Louis XVI et représente alors des scènes panoramiques.
Le papier peint prend peu à peu le pas sur les autres décorations murales grâce à sa rapidité de fabrication : une journée suffit à en imprimer plusieurs mètres à la planche de bois alors qu'elle ne permet de tisser que quelques centimètres d’une tapisserie. Dans les années 1830, apparaît le papier peint mécanique : des motifs répétitifs sont imprimés en continu au moyen de cylindres sur des bandes de papier à pâte mécanique, et non plus sur des feuilles fabriquées à partir de chiffons. C’est l’âge d’or du papier peint : la quantité imprimée en une journée augmente fortement, ce qui baisse son prix de revient et favorise sa démocratisation.

Ces dernières années, le secteur du papier peint semble en perte de vitesse avec 50 millions de rouleaux vendus en 2005 contre 100 millions en 1970. Image désuète, support perçu comme difficile à poser... le papier peint est à la peine. Cependant, en 1999, l’apparition de l’intissé, qui présente entre autres l’avantage d’être facile à appliquer, provoque un regain d’intérêt pour ce support décoratif. Le secteur connaît une augmentation des ventes de 40% en deux ans. L'implication de designers permet de proposer sur le marché des papiers peints adaptés aux tendances et aux goûts des consommateurs avec un large éventail de motifs et de finitions [Figure 1 & vidéo 1]. D'ailleurs, les enseignes commerciales se saisissent de cette opportunité pour mettre en valeur leurs produits en vitrine.

Aujourd’hui, de nouvelles caractéristiques, comme la fonctionnalisation et la personnalisation, participent à la relance du papier peint. De plus, des techniques innovantes concernant actuellement d’autres domaines de la papeterie ou des arts graphiques pourraient être adaptées au secteur.

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mise à jour le 6 mars 2019

Grenoble INP Institut d'ingénierie Univ. Grenoble Alpes