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LGP2, un pôle de recherche innovant
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Flottation réactive à l’ozone des fibres recyclées : un procédé innovant primé à Pollutec-Horizons 2009 [Archives 2010]

Publié le 6 janvier 2010
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Distinction / prix 1 décembre 2009

Le 1er décembre dernier, au salon Pollutec-Horizons 2009, le Prix Ademe/Pollutec des Techniques Innovantes pour l’Environnement de la catégorie Déchets a récompensé le projet présenté par le laboratoire LGP2 de l’École internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux. En effet, le « Procédé innovant de désencrage réactif à l’ozone des fibres cellulosiques de récupération » a été distingué par Green News Techno, l’un des membres du jury composé de la presse professionnelle.

L'augmentation du taux de réutilisation des fibres cellulosiques récupérées (FCR) dans les papiers impression-écriture passe notamment par l'amélioration de leur niveau de blancheur. Le désencrage de ces fibres est donc une étape-clé. Or, les techniques traditionnelles de flottation à l'air éliminent l'encre en provoquant des rejets solides (boues de désencrage) importants. Rendre le désencrage des FCR plus performant tout en réduisant le volume des déchets est un enjeu de taille pour les industries papetières.

Marc Aurousseau, professeur, Nathalie Marlin, maître de conférences, Davide Beneventi, chargé de recherches CNRS et Filipe Almeida Dos Santos, doctorant, ont mis en lumière la faisabilité d'un nouveau procédé de flottation associant l'ozone à l'air. Avec le soutien des industriels Degrémont Technologies, Wedeco et Kemira, les quatre chercheurs ont développé une unité pilote de flottation et mesuré les effets de l'ozone sur le désencrage des fibres ainsi que sur la quantité et la qualité des rejets liquides et solides.
Réalisés sur deux types de papiers récupérés (papier imprimé en offset, mélange de papier journal et de papier magazine) dans diverses conditions de température, de concentration en ozone et de chimie de remise en suspension des papiers récupérés, les essais ont donné des résultats très encourageants : un gain de 15% d'élimination de l'encre accompagné d'une diminution des rejets de 40% en masse par rapport au procédé traditionnel de flottation ; des performances identiques au désencrage traditionnel à l'air après une remise en suspension des FCR sans soude... En outre, d'autres effets liés au pouvoir oxydant de l'ozone ouvrent des perspectives intéressantes : l'amélioration de la qualité des rejets (réduction jusqu'à 25% de la DCO des effluents) permettant de faciliter leur traitement ou valorisation ; l'utilisation potentielle des pâtes désencrées pour des usages à contact alimentaire grâce à l'oxydation des azurants optiques.

La flottation réactive à l'ozone apparaît donc comme un procédé très prometteur permettant d'éliminer plus efficacement les particules d'encre tout en diminuant la charge polluante issue du désencrage pour une chimie plus verte.
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mise à jour le 16 janvier 2014

Grenoble INP Institut d'ingénierie Univ. Grenoble Alpes