Aller au menu Aller au contenu
Grenoble INP
LGP2, un pôle de recherche innovant
École internationale
du papier, de la communication imprimée
et des biomatériaux

♦ ♦ ♦

Laboratoire Génie des Procédés Papetiers (LPG2)
LGP2, un pôle de recherche innovant

Cellical : MFC et dispositifs médicaux bioactifs

Publié le 28 mars 2017
A+Augmenter la taille du texteA-Réduire la taille du texteImprimer le documentTélécharger au format PDFEnvoyer cette page par mail Partagez cet article Facebook Twitter Linked In Google+ Viadeo

Le LGP2 coordonne le projet Cellical qui vise à utiliser des microfibrilles de cellulose pour concevoir des dispositifs bioactifs de chirurgie réparatrice des tissus mous.

PAG_car-projet-cellical.jpg

PAG_car-projet-cellical.jpg

Démarré en octobre 2015 pour une durée de 42 mois, le projet ANR Cellical, piloté par le Laboratoire Génie des Procédés Papetiers (LGP2), rassemble plusieurs partenaires : le Centre de Recherche sur les Macromolécules Végétales (CERMAV), le Centre Technique du Papier (CTP), Sofradim Production (Medtronic Covidien), Tembec Innovation, l'Université Joseph Fourier-Département de Pharmacochimie Moléculaire (UJF-DPM) et l'Université Lille 2 (UL2-INSERM).

L'usage de la cellulose dans le domaine médical n'est pas nouveau. La médecine régénérative recourt déjà à la cellulose bactérienne tant pour des traitements externes (pansement des plaies notamment liées aux brûlures) qu'internes (applications dans les tissus des cartilages, la greffe de moelle osseuse, remplacement de vaisseaux sanguins...). La cellulose végétale, quant à elle, est couramment utilisée, à l'échelle microscopique, comme excipient de médicament.
Le développement de la recherche sur la cellulose à l'échelle nanométrique (microfibrilles, nanocristaux) ouvre la voie à d'autres applications. Dès 2012, avec une thèse soutenue par Nathalie Lavoine, le LGP2 pose les bases de l'utilisation de la cellulose pour le relargage prolongé et contrôlé des médicaments. Une autre doctorante du laboratoire, Megan Smyth, travaille actuellement sur la croissance des tissus cellulaires grâce aux nanocelluloses.

Les microfibrilles de cellulose (MFC), considérées comme les nouveaux produits à haute valeur ajoutée issus de la biomasse, suscitent un intérêt grandissant, notamment en raison de leurs excellentes propriétés mécaniques et barrière. Le projet Cellical vise à les utiliser afin de développer une nouvelle classe de substrats biosourcés et biocompatibles avec un relargage contrôlé de molécules actives et ce, pour améliorer les dispositifs médicaux de réparation des tissus mous en chirurgie.

Le dispositif de réparation des tissus mous figure parmi les dispositifs médicaux les plus utilisés. Avec un marché de 3 milliards d'euros par an et une croissance annuelle de 8%, il concerne principalement les réparations des hernies ventrales ou inguinales. Cependant, les complications infectieuses demeurent un problème crucial pour les chirurgiens et les autorités sanitaires : elles entraînent l'augmentation des coûts médico-sociaux — nouveaux actes chirurgicaux et traitement médicaux —, une perte de qualité de vie et surtout une diminution de l'espérance de vie, notamment dans le cas des chirurgies oncologiques. Il y a donc une attente évidente d'une solution permettant de contrôler localement le relargage d'antiseptique afin de limiter les complications infectieuses, voire d'antalgique pour diminuer les douleurs post-opératoires. Ainsi, divers médicaments et des antiseptiques seront choisis et immobilisés (par greffage ou absorption) sur les MFC déposées sur le dispositif médical ou utilisées seules pour réparer les tissus mous.

Dans un premier temps, les travaux porteront sur les pré-traitements de la biomasse et plus précisément de la cellulose afin d'obtenir des grades de MFC de haute qualité. En parallèle, les bioconjugués actifs seront préparés par des voies de synthèse innovantes à partir d'oligosaccharides et des molécules actives sélectionnées. Ensuite, les nouveaux dispositifs médicaux à base de MFC modifiées seront préparés à l'échelle du démonstrateur et le relargage des molécules étudiées. L'idée de base de Cellical est de partir de la biomasse (avec un partenaire industriel et une start-up) pour fabriquer des systèmes médicaux pour la réparation de tissus mous (un industriel et un laboratoire universitaire) en utilisant des MFC fonctionnalisées avec de nouvelles molécules bioactives (un centre technique et trois laboratoires universitaires). À plus d'un an d'existence, le projet avance bien, porté par l'engagement dynamique des partenaires impliquant notamment des visites effectuées sur les sites de Sofradim Production, du LGP2 (photo de gauche) et de Tembec Tartas (photo de droite).
Contact : Julien BRAS

Vidéo [Medtronic Covidien] :
Application d'un pansement composite pour réparer une hernie ventrale


A+Augmenter la taille du texteA-Réduire la taille du texteImprimer le documentTélécharger au format PDFEnvoyer cette page par mail Partagez cet article Facebook Twitter Linked In Google+ Viadeo

Rédigé par Anne Pandolfi

mise à jour le 11 avril 2017

Soutien financier par

Communauté Université Grenoble Alpes
×
Afin d'améliorer la qualité de ce site et le service rendu à l'utilisateur, nous utilisons des cookies de mesure d’audience. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à cette fin. Pour en savoir plus