Aller au menu Aller au contenu
LGP2, un pôle de recherche innovant
LGP2, un pôle de recherche innovant

> Recherche > Media

Vieillissement de papiers électrotechniques dans les transformateurs de puissance

Publié le 3 juillet 2020
A+Augmenter la taille du texteA-Réduire la taille du texteImprimer le documentEnvoyer cette page par mail cet article Facebook Twitter Linked In
Soutenance 19 juin 2020

Axelle Barnet, doctorante du LGP2, a soutenu sa thèse : "Compréhension des phénomènes de vieillissement de papiers électrotechniques dans les transformateurs de puissance et recherche de solutions industrielles".

Vieillissement de papiers électrotechniques dans les transformateurs de puissance

Vieillissement de papiers électrotechniques dans les transformateurs de puissance

Cette thèse de doctorat de l’Université Grenoble Alpes a été préparée sous la direction du Professeur Gérard Mortha (Grenoble INP-Pagora / LGP2), et la co-direction de Nathalie Marlin, Maître de Conférences HDR (Grenoble INP-Pagora / LGP2), et de Lucie Boiron, Ingénieure de Recherche ( Ahlstrom-Munksjö).

Axelle Barnet a présenté les résultats de sa recherche intitulée Compréhension des phénomènes de vieillissement de papiers électrotechniques dans les transformateurs de puissance et recherche de solutions industrielles.

Les transformateurs de puissance sont des équipements coûteux dont un point faible est la dégradation du papier Kraft isolant qu’ils contiennent. Ces travaux étudient la dégradation cinétique de deux papiers électrotechniques, dans des essais de vieillissement en conditions accélérées dans une huile minérale : un papier standard et un papier amélioré, Thermally Upgraded (TU), contenant un additif.

La dégradation du papier standard, mesurée via l’évolution du degré de polymérisation viscosimétrique (DPv) de la cellulose, suit un modèle cinétique d’ordre zéro et l’énergie d’activation mesurée est proche de celle avancée pour l’hydrolyse acide de la cellulose dans la littérature. Le papier TU présente en revanche un comportement différent, l’ajout de l’additif ralentissant sa dégradation et aucun modèle testé n’a permis de modéliser correctement les données expérimentales. Une étude plus approfondie sur le mécanisme d’action de cet additif a permis de confirmer et compléter les hypothèses de la littérature.

Par ailleurs, des caractérisations mécaniques des papiers vieillis ont mis en évidence une corrélation entre le DPv de la cellulose et la résistance au double-plis du papier. Une autre étude a porté sur le rôle de la lignine sur la dégradation du papier : un effet protecteur pour la cellulose a été discuté et il a été montré que le vieillissement de la lignine conduisait aussi à la production de méthanol dans l’huile (marqueur de dégradation du papier utilisé dans les transformateurs).

Enfin, une nouvelle solution de protection en surface du papier, a montré des résultats encourageants notamment en termes de conservation des propriétés mécaniques du papier.
A+Augmenter la taille du texteA-Réduire la taille du texteImprimer le documentEnvoyer cette page par mail cet article Facebook Twitter Linked In

mise à jour le 3 juillet 2020

Université Grenoble Alpes